Chaire de recherche du Canada en économie politique internationale et comparée (CRÉPIC)
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Une contribution accrue des taxes à la consommation : la voie à suivre pour le Québec?
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Date de publication: 2011
Maison d'édition : Chaire de recherche en fiscalité et finances publiques
Mise en contexte

Plusieurs théoriciens, organismes ou simples citoyens suggèrent d’appliquer une réduction du
poids de la fiscalité aux revenus, et en contrepartie, d’accroître l’importance relative de la taxation
de la consommation.
Considérant leurs effets négatifs sur l’effort de travail et l’épargne, les impôts sur le revenu
seraient une forme d’imposition plus dommageable pour la croissance économique que la taxation
de la consommation. D’abord, le caractère progressif de l’impôt sur le revenu démotiverait les
travailleurs puisque ceux-ci renonceraient à faire des efforts pour gagner un revenu supplémentaire
en raison des taux marginaux d’imposition croissants. De plus, la taxe à la consommation aurait
l’avantage d’être neutre quant au choix des individus entre consommations immédiate et future
contrairement à l’impôt sur le revenu qui nuirait à l’épargne.
De ce point de vue, il serait donc préférable que la structure fiscale d’un État soit davantage axée
sur la consommation courante plutôt que sur les revenus générés, notamment ceux liés à l’épargne
et à l’investissement. Dans ce contexte, est-il surprenant que certains militent pour une
augmentation de la taxation de la consommation pour financer des baisses d’impôts sur le revenu?
Le Québec a augmenté le taux de la taxe de vente (TVQ) de 7,5 à 8,5 % le 1er janvier 2011 et une
seconde hausse est prévue le 1er janvier 2012. Est-ce que le gouvernement a fait le bon choix?
Devrait-il saisir l’occasion pour également revoir le dosage de ses impôts?